
L’élection présidentielle française 2027 a comme rarement attisé les passions politiques des citoyens. Alors que les candidats s’étaient multipliés pendant toute l’année 2026, un équilibre se dégagea rapidement entre deux pôles radicaux. Le parti socialiste avait dû se rendre à l’évidence du ralliement nécessaire à LFI, parti d’extrême gauche ayant fait de l’islamo-gauchisme le fondement de son idéologie. De l’autre côté, la droite dite républicaine s’est quant à elle rattachée au Rassemblement National, dont les sondages étaient incroyablement favorables depuis plusieurs années. Son idéologie était souvent dépeinte comme xénophobe, nationaliste et hostile à l’islamisme radical.
Alors que les sondages étaient relativement équilibrés à quelques semaines de l’élection, une succession de faits divers tragiques fit basculer les électeurs vers l’extrême droite. Un groupuscule se revendiquant du hamas se mit à capturer des enfants juifs et catholiques, à les violer et à manger leur cœur. Le but était selon ces criminels de marquer les esprits, et de faire entrer le jihad islamique dans une nouvelle ère, plus radicale, horrifique et inhumaine. Bien que de nombreux leaders politiques proches des intérêts musulmans manifestèrent leur réprobation face à ces agissements, l’opinion se révolta contre ces actes incroyablement ignobles, et se radicalisa à son tour. Jordan Bardella fut élu triomphalement Président de la République française à 31 ans, battant au second tour un Jean-Luc Melenchon dont le discours n’était plus vraiment crédible au vu des récents évènements. On s’apprêtait à entrer dans une nouvelle époque, où le Rassemblant national mettrait en place une politique répressive et restaurerait l’ordre républicain.
Toutefois, dès le lendemain de l’élection, un coup de théâtre changea le cours de l’histoire. Le Canard Enchainé révéla un plan secret du Rassemblant national envisageant la déportation massive de plus de cinq millions d’étrangers et de personnes d’origine étrangère dans les prochains mois. Si Jordan Bardella réfuta l’existence d’un tel projet, qu’il assimila à un fake produit par une intelligence artificielle, certains de ses lieutenants et potentiels ministres assumèrent la nécessité de procéder à ce qu’ils appelaient une « épuration du peuple français ».
Cette annonce ne fut pas sans effet. Les sympathisants de Mélenchon appelèrent les 15 millions de personnes d’origine étrangère vivant en France et menacées par la mesure à se révolter et à aller voter massivement pour élire un gouvernement de gauche, censé empêcher la réalisation des cruels desseins d’extrême droite. Les Français d’origine étrangère avaient pour la première fois l’occasion de changer le cours de l’histoire, de faire élire un parti plus proche de leurs intérêts, contre un Rassemblement national qui avait manifestement crié victoire un peu tôt.
Lors des élections législatives qui se déroulèrent quelques semaines plus tard, le parti de Jean-Luc Mélenchon se trouva plébiscité. Avec les socialistes et les écologistes, les partis de gauche obtinrent plus de 400 sièges, une majorité écrasante qui contraint Bardella à une cohabitation avec Jean-Luc Mélenchon, qui devint Premier ministre.
Pour la première fois dans l’histoire, le pays allait être dirigé par un Président d’extrême droite et par un gouvernement d’extrême gauche. Les extrêmes avaient définitivement pris le pouvoir dans un pays qui avait durement sanctionné les partis dits républicains et centristes, qui avaient ruiné le pays lors des quatre générations précédentes.
Le pays serait-il gouvernable ? Bardella et Mélenchon parviendraient-ils à s’entendre malgré leurs divergences fondamentales pour mener le pays vers des réussites économiques, politiques et diplomatiques ? Rien n’était moins sûr. Mélenchon ne rêvait que de prendre la place de Bardella et ne cessait de demander sa démission. De même, Bardella menaçait régulièrement de dissoudre l’assemblée, conscient toutefois de l’électorat majoritairement hostile à son parti et à sa politique.
Si la France fut dirigée au centre gauche pendant dix ans sous la Présidence d’Emmanuel Macron, ce qui mena à une situation de quasi-faillite, les marchés avaient conservé une relative confiance dans une politique ouverte à l’économie de marché. En serait-il de même avec une tête de l’Etat devenue schizophrénique, dirigée par deux partis extrémistes que tout oppose ? La France pourrait se trouver dans cette situation en 2027.
Thomas Michaud
22/06/2026