
Face à la nécessité d’optimiser la gestion des finances publiques françaises, la loi Subpress a été ratifiée par le Parlement. Une coalition a permis de trouver un accord pour voter ce texte qui permet de limiter drastiquement les subventions aux associations et l’aide au développement. Après deux ans d’efforts, tout est désormais prêt pour garantir des budgets équilibrés et respectés en toutes circonstances. Toutes les institutions sont tenues de réaliser des économies et d’éviter une gabegie inimaginable. Ainsi, en 2023, plus de 8,5 milliards d’euros ont été versés aux associations par les différents ministères. Dans la perspective de restaurer un équilibre budgétaire, un moratoire sur ces versements sera décrété. Désormais, les associations devront trouver d’autres sources de financement que l’État. Le recours à des acteurs privés sera un impératif jusqu’à ce que les comptes publics retrouvent leur équilibre. Le Premier ministre est bien conscient que certaines associations risquent de fermer ou de ne pas pouvoir assurer leurs activités correctement en raison de cette mesure qui touchera un grand nombre de secteurs et qui est devenue une nécessité devant le risque de faillite. Seules les subventions à des associations assurant des fonctions nécessaires à la lutte contre la pauvreté seront maintenues. Elles seront même sensiblement augmentées, pour atteindre 200 millions d’euros contre 100 millions au préalable. Toutes les autres associations devront vivre de dons d’associations ou d’acteurs privés, l’État n’ayant plus les moyens de les subventionner. Cette mesure devrait permettre d’économiser environ 80 milliards d’euros sur dix ans, somme consacrée au désendettement du pays. Le Premier ministre est toutefois conscient que cette mesure aura des effets pervers, notamment sur la consommation. En effet, un montant important des subventions était réinjecté dans l’économie sous la forme de commandes à des entreprises. Ainsi, cette non-distribution pourrait être source de chômage à moyen terme. De toute façon, la gestion plus stricte du budget de l’État impliquera une baisse drastique des financements de l’économie par ce biais. Cette dernière devra réapprendre à se libéraliser et à cesser d’être subventionnée. Les acteurs devront chercher des débouchés en fonction des lois du marché, plutôt que d’attendre des aides provenant du secteur public.
L’État français a été trop généreux avec les associations ces dernières années, provoquant une aggravation sans précédent du déficit budgétaire. Rappelons que si l’État allemand consacrait environ 7,3 milliards d’euros aux associations en 2023, la Grande Bretagne n’attribuait qu’environ 5 milliards et l’Italie 3,5 milliards. Il est donc possible d’effectuer des économies importantes à ce niveau. Le mouvement pour un État minimal (MEM) fait ainsi la promotion d’une limitation importante des dépenses publiques et de l’implication de l’État dans un grand nombre d’activités. Nous verrons au fur et à mesure des semaines les différentes politiques possibles pour limiter l’endettement. Ce problème est en effet majeur. En effet, il a été démontré que les ménages avec un endettement trop élevé avaient davantage de risques de développer des problèmes psychologiques. Nous craignons qu’il en soit de même au niveau d’une nation. Nous suggérons que la diminution progressive mais relativement rapide de la dette publique libérera les énergies spirituelle et créatives et remettra le pays dans une trajectoire créative et positive, menant aux profits de demain. Ainsi, le désendettement d’aujourd’hui est le profit de demain. En limitant l’action publique dans un grand nombre de domaines, l’État sera mieux géré et il sera moins nécessaire, à terme, de recourir à l’impôt. Il faut cesser la logique keynésienne consistant à financer l’économie avec la dette. Une telle politique n’est viable qu’en cas de crise majeure et n’est possible que si l’endettement est modéré.
De même, l’aide publique au développement a atteint 10,3 milliards d’euros en 2023. Il convient de supprimer cette dépense importante le temps de désendetter l’État. Si ces aides sont utiles à un certain nombre de pays, il faut aussi admettre que la plupart des États subventionnés sont aujourd’hui sortis de la grande pauvreté. De même, un certain nombre d’acteurs critiquent le passé colonial de la France tout en profitant de ses aides au développement, ce qui n’est pas normal. Il sera toutefois possible de reverser à ces pays, ainsi qu’aux associations, une fois que les finances publiques auront retrouvé un certain équilibre.
Ces deux mesures permettraient déjà de réaliser près de 19 milliards d’euros d’économies par an, soit près de 200 milliards d’euros en dix ans. Si l’État veut continuer à pouvoir payer les retraites, l’éducation, la police, l’armée et la santé, bref, ses fonctions régaliennes, il doit économiser le plus possible et réduire son financement d’activités certes utiles, mais superflues au regard de la situation dramatique des finances publiques.
Thomas Michaud, 19/01/2025