
Vidéo générée par Véo.
L’entreprise Cosmoweb a décidé de diffuser dans l’espace un vaste réseau de télécommunication permettant la connexion au métavers et à Internet dans un premier temps jusqu’à Mars, puis dans tout le système solaire à moyen terme. Pour cela, il sera nécessaire de placer des bornes de connexion tous les 10 000 km. Ces stations bardées de technologies auront pour fonction de servir de relais émetteurs et de diffuser les messages d’un point à un autre en une fraction de seconde. Les spatiocoms seront donc insérés dans l’espace interplanétaire entre la Terre et Mars tout autour de l’orbite autour du soleil. D’après nos calculs, il faudra installer 120 000 spatiocoms afin d’assurer le bon fonctionnement de ce réseau de communication. Les engins seront équipés de piles nucléaires afin de leur permettre de maintenir la position dans le vide cosmique. La création de ce réseau est un enjeu majeur pour l’industrie spatiale et des télécommunications. En effet, une communication instantanée entre la Terre, les vaisseaux et les colonies apparait comme une nécessité pratique indéniable. Les délais de transmission d’informations doivent en effet être optimisés pour assurer la rentabilité et l’efficacité de l’expansion cosmique de l’espèce.
Cosmoweb et le CNES ont donc fusionné pour donner naissance à un secteur téléspatial très ambitieux. L’objectif consiste ni plus ni moins à s’inscrire dans la lignée des innovations comme le télégraphe, le téléphone, puis Internet, et le métavers, mais à une échelle interplanétaire. La création du réseau de télécommunication entre la Terre et Mars est un travail colossal, nécessitant l’envoi de milliers de sondes dans l’espace. Le CNES a d’ores et déjà annoncé la mise au point de dizaines de lanceurs. Il faudra acheminer les spatiocoms à l’endroit prévu. Ainsi, ces relais de communication permettront de réduire le temps de transmission de 3 à 20 minutes à une fraction de seconde. Cette technologie est indispensable à l’émergence d’une civilisation multiplanétaire. En effet, les premières colonies étaient condamnées à une forme d’autarcie entrainant des effets pervers dans l’administration économique des industries développées sur la planète Rouge.
Cosmoweb est le nom choisi par Orange en 2040. L’entreprise française avait opté pour ce rebranding pour marquer la mutation de son activité vers les réseaux interplanétaires. En effet, la colonisation de la Lune et de Mars était passée à un nouveau stade avec le développement de nouveaux moteurs permettant des voyages bien plus rapides et la découverte de modalités d’installation d’usines sur ces astres lointains. Orange avait par ailleurs déjà fusionné certaines de ses activités avec le CNES pour créer son propre réseau de satellites permettant la diffusion d’Internet tout autour de la Terre à moindre coût, faisant ainsi concurrence à Starlink. L’entreprise avait échappé de peu à la faillite quand le géant américain avait menacé son activité de diffusion d’Internet par la fibre notamment. Ainsi, Cosmoweb était devenu un géant au niveau mondial, et se concentra sur les communications interplanétaires au moment de la création de la première colonie martienne française en 2045. Les investissements pour créer le réseau interplanétaire s’élevèrent à plusieurs dizaines de milliards d’euros, en partie financés par les profits générés par le réseau Astrolien. Les dirigeants de l’entreprise avaient annoncé la couleur. Une partie des montants prélevés aux utilisateurs seraient consacrés à la création du réseau de spatiacoms. Ainsi, chaque forfait était surfacturé de 10%, ce surplus donnant droit à des actions dans la branche martienne de Cosmoweb. De même, les actionnaires adhérèrent à ce nouveau projet massivement, contribuant à financer ce plan titanesque. Ils escomptaient des retours sur investissements importants, puisqu’un grand nombre d’entreprises et de particuliers devraient utiliser cette technologie dans les prochaines décennies pour s’implanter sur Mars. La participation de plusieurs millions d’investisseurs permit à Cosmoweb de bénéficier de dizaines de milliards d’euros consacrés au développement et à l’envoi dans l’espace interplanétaire de spatiocoms. L’entreprise disposait par ailleurs d’un monopole sur cette technologie qu’elle avait développée dans le plus grand secret de son centre de R&D de Poitiers. Le secteur téléspatial était en plein essor dans les années 2050, puisque la plupart des agences spatiales de la planète utilisaient le réseau de Cosmoweb pour développer ses activités martiennes.
Désormais, Mars est accessible à tous instantanément. Cosmoweb voit déjà plus loin. L’entreprise cherchera à étendre son réseau à tout le système solaire dans les prochaines décennies. Europe, Io, et bientôt Pluton, sont des cibles envisageables à moyen voire long terme. Les spatiocoms sont l’équivalent des routes qui ont permis dans l’Antiquité à l’empire romain de se développer et d’acquérir sa puissance légendaire. De même, Internet a permis aux Américains de diffuser leur culture sur toute la planète et de propager l’influence de leur empire. Les réseaux de télécommunications de l’espace sont la condition d’une expansion cosmique de l’humanité dans les prochaines décennies et les prochains siècles. Il convient donc d’investir dans ce secteur d’avenir afin de créer les conditions d’avènement d’une société spatiale dans laquelle la communication ne sera plus un obstacle mais un atout pour la réussite de grands projets collectifs.
Thomas Michaud, 16/11/2024